Une aventure collective
Primevère est fondé en 1987 sous le nom de « journées de l’écologie » par les Verts Rhône-Alpes. Le salon est positionné la dernière semaine des vacances de février afin, les années d’élection, de servir de tremplin pour les campagnes : il s’agit de montrer que « l’écologie, ça change la vie ».
Le succès est au rendez-vous. En 1991, une association autonome est créée pour gérer l’évènement devenu trop important. Dès l’origine, la formule se met en place :
- des conférences-débats pour échanger autour de thèmes dans l’actualité écologiste,
- des stands d’associations représentatives des activités de la mouvance dans la région,
- des ateliers pratiques dans différents domaines, des stands de producteur·ices et d’artisan·es engagé·es dans une démarche alternative. Ils sont progressivement devenu·es plus nombreux avec la croissance du salon.
Primevère est, encore aujourd’hui, le principal salon associatif en France centré sur les alternatives écologiques et sociales, avec plusieurs dizaines de milliers de visiteurs par an.




Génération(s) Primevère
Le cœur de Primevère, c’est le conseil d’administration (CA), devenu direction collégiale en 2022 et l’équipe salariée. Primevère les occupent à l’année : sélection des exposants, des conférenciers et organisation du salon. 15 à 20 personnes

Le second cercle est constitué des bénévoles/adhérents : ils sont mobilisés dans des commissions, des ateliers de préparation et sur le salon. Primevère représente pour eux plusieurs journées par an. 150 à 250 personnes.

Le troisième cercle, ce sont les visiteur·ices et exposant·es réguliers. Primevère est une date dans leur agenda annuel, un moment de convivialité où l’on retrouve des amis et des compagnons de lutte. Plusieurs milliers de personnes.
Une vitrine des alternatives
Primevère est marqué par la contre-culture des années 60 : se mettre en marge de la société pour tenter des expériences afin de changer la vie au quotidien et de transformer la société, tout en faisant levier sur le politique.
Dans les premières éditions, les mouvements anti-autoritaires, anti-nucléaires, pacifistes sont très représentés. Toutes les vagues de contestations ultérieures ont trouvé un écho dans le salon, notamment le mouvement alter mondialiste, les réflexions sur la décroissance et le nouveau rapport au vivant.


Primevère demain
Primevère se trouve aujourd’hui à la croisée des chemins. Le fonctionnement traditionnel est remis en cause par l’évolution des pratiques sociales et les conditions économiques générales.
La forme « salon » est bousculée, la fréquentation décline et les dépenses sur le salon baissent, ce qui désolvabilise la venue d’exposants et donc la base économique de l’évènement.
Politiquement, la question qui est posée aujourd’hui est de passer d’une contre-culture élitaire à un moteur de transformation globale de la société. Comment former et fédérer une « coalition climat » face à l’alliance objective de la « coalition fossile » et de l’extrême droite tant en France qu’à l’échelle globale ?

