L’Intelligence Artificielle et l’IA Générative tel que chat GPT, propulsés à marche forcée par les pouvoirs publics et les entreprises de la Tech sont sensés « simplifier » la vie au travail et « libérer » du temps dans le privé comme dans le public. Quel est l’envers du décor ? Au-delà de l’impact écologique conséquent, quels sont les intérêts qui poussent à l’escalade technologique sans limites ? Pourquoi déployer chat GPT à une vitesse fulgurante au travail ? Quels en sont les impacts ? Dans son livre « Un taylorisme augmenté, Critique de l’intelligence artificielle » aux édition Amsterdam, Juan Sebastián Carbonell met l’IA en perspective à travers « l’histoire longue de l’organisation du travail ». Sous couvert de modernité, il s’agit d’une logique d’intensification du travail aussi vielle que le fordisme ! Le contre-sommet de l’IA en février 2025 à l’initiative du philosophe Eric Sadin à Paris, a rassemblé 16 témoignages pour dénoncer les ravages du numérique au travail : services public, métiers de l’information, de la traduction et de la création… tout y passe.
Eric Barbier est journaliste de l’Est Républicain et du Syndicat National des Journalistes ; Sandrine Larizza est syndiquée CGT à France Travail ; Juan Sebastián Carbonell est sociologue du travail et des relations professionnelles. il mène des recherches sur la négociation collective, le changement technologique et l’industrie automobile. Il est l’auteur du livre « Un taylorisme augmenté, Critique de l’intelligence artificielle » aux édition Amsterdam
Edition Amsterdam, https://www.editionsamsterdam.fr ; Syndicat National des Journalistes, https://www.snj.fr/
